I love Techno – Parc des Expos – Montpellier
Les préventes étant parties comme des petits pains (laissant la plupart des montpelliérains toujours peu prévoyants à la porte), cette première édition d’I Love Techno, made in France, à Montpellier s’il vous plait, s’annonçait comme l’événement majeur de l’hiver…
Effectivement, l’ambiance était chaude dès l’entrée, ne dérogeant malheureusement pas à la règle des grosses soirées françaises : une queue qui se finit en entonnoir, sans gestion aucune de la foule. C’est donc comprimés contre les bannières que nous avons pu constater que le public, en majorité jeune, avait déjà bien entamé la soirée (il n’était pourtant que 21h30). Une fille notamment vomissait dans la poubelle, placée en plein milieu du passage. Heureusement, à l’intérieur, l’ambiance était bonne enfant et le public s’avérait de tous âges (des vieilles têtes de teuffeurs croisaient des djeuns déguisés comme à la belle époque). A la vue du son des deux salles, nous avons vite compris, que l’organisation d’I love Techno n’avait pas délégué aux locaux la partie son, et c’est tant mieux (parions que l’année prochaine, ils se chargeront de tout, même de la sécurité et de l’entrée). Un énorme sound system, au plus bas de sa capacité envoyait du son clair et bien réglé. Les bars étaient aussi bien gérés, ce qui permettait de ne pas faire la queue et les prix étaient abordables. De même, à l’extérieur, un soin particulier avait été pris pour le choix des stands : aligot et produits de terroir rivalisaient avec les baraques à frites.
Sur la grande salle, Julian Jeweil était aux platines, jouant plus longtemps que prévu car Ellen Allien, qui devait jouer après lui, avait été réquisitionnée pour remplacer Dave Clarke, ayant raté son avion.
Brodinski vs Gesaffelstein, ensuite, nous offrirent deux heures de pur bonheur : Dans un back to back impeccable, où chacun y a été avec ses plus gros tracks, le « duck sauce big bad wolf » (gesaffelstein remix) ou le dernier hit de Brodinski – « Let The Beat Control Your Body ». Les oldtimers n’étaient pas en reste avec « the vamp outlander » ou un remix de Crackboy « Something For »; sans oublier l’hommage à DJ Mehdi avec le « Gare du Nord » et enfin le magnifique final sur le remix de « Everything in it’s right place » Radiohead.
Sur l’autre scène, Cassius se lança dans un mix, respectant l’esprit de sa compil sortie pour l’occasion, avec le sample de l’incontournable « I love U so » tout au long du set pour faire monter la pression et lâcher un bootleg du track version Drum’n’bass ! Pas surprenant mais super efficace.
Digitalism ont aussi ravi la foule avec leur live «rave on» finement ciselé, entre leurs «standards» et le dernier album. On n’a pas entendu Sébastian, l’ubiquité n’étant toujours pas dans mes skills. Quant à Steve Aoki … il a fait du Steve Aoki en mode turbine/bourrin.
Bref, trés bonne soirée, qui mériterait quelques ajustements (toilettes, entrées, etc..). A priori, vu le succès de cette première édition, il est prévu pour l’année prochaine un plateau digne des I love Techno Belgique, avec une capacité doublée (Arena + Parc des expos), avec pour but affiché d’en faire le plus gros festival indoor français. A la bonne heure !