Festival Skabazac – 11 & 12 juin
Incroyable! Total succès pour Skabazac!!.
Près de 30 000 personnes ont fait le déplacement pour cette 12ème édition. La venue de Cypress Hill y est sans doute pour beaucoup.
Petit résumé du vendredi :
Belle entrée en matière avec Molécule, Le Peuple de l’Herbe et Hocus Pocus. Ces véritables bêtes de scène restent des valeurs sures !
Puis vient l’heure du live de Laurent Garnier. Tout se déroule bien jusqu’à ce que le pc de ScanX fasse des siennes ! Laurent Garnier nous annonce alors « c’est la merde, mais on va essayer de vous jouer quelques morceaux ». Pendant leurs énièmes tentatives, on entend dans le public « achète un Mac ! ». Les aficionados restent perplexes. Il est minuit, et la scène Klub vibre sur un Crispy Bacon toujours aussi efficace. Toutefois ce live ne restera pas dans les annales.
Petit crochet par la grande scène avec Emir Kusturica And The no Smoking Orchestra. Apparaît alors un chanteur fou en costume de super héros et un groupe bien déjanté (1h de show aurait suffit).
De retour sur la scène Klub, Chase and Status entrent en piste. Et là, surprise !! Très vite, on se rend compte que ça ne sonne pas comme du Chase & Status que nos amis DJs jouent. Légèrement déçus par ce live trop « cheesy », nous avons hâte qu’ils cèdent la place à Caspa. Et, pas de doute, son dj set reste l’un des moments phares de cette édition. L’anglais nous a fait une sélection dubstep, sans failles avec ses perles vinyles s’il vous plaît ! C’est sensuel, jouissif, bref, un pur moment ! A noter l’excellente performance de Mc Rod Azlan !
Petit résumé du samedi :
Le soleil illumine le site, et Lee Scrach Perry nous offre un beau show. Au même moment, The Dynamites feat Charles Walker officient sur la scène klub. Quelle belle découverte soul funk ! Que dire de plus ? Charles Walker a une sublime voix de crooner, et The Dynamites sont d’excellents musiciens…Pendant ce temps… à l’entrée du site, une autre partie du team (encore coincée) subit les mouvements de foule assez flippants, et les malaises s’enchaînent. C’est insoutenable. L’ouverture de files supplémentaires pour la presse, et ceux qui ont leurs Pass 2 jours aurait été appréciable !
Vers 21h, nous avions le choix entre Fefe ou Raggasonic… Donc, dir. la grande scène, où Raggasonic fait son show et chauffe un public conquis d’avance et impatient de voir Cypress Hill. L’affluence des festivaliers se fait sentir et la circulation sur le site devient difficile. Pendant le changement de plateau, surgit un gros mouvement de foule devant de la scène. La fosse déborde (il sera quasiment impossible d’y accéder par la suite). Sur l’autre scène, Clipse se retrouve face avec une trentaine de personnes. Difficile pour les américains de retenir le public, face à la tête d’affiche.
Le moment tant attendu arrive : l’apparition de Cypress Hill ! Dès leur arrivée, c’est le feu, ils enchaînent leurs bombes. Puis, jouent les tracks du dernier album. Le show est parfaitement réglé. Le public, les mains en l’air, est en transe. On a assisté à un pur show à l’américaine qui a quasiment duré 2h ! Ils semblent contents d’être venus ! A voir absolument !
Enchaînons avec Foreign Beggars. Mc Metropolis est absent mais les londoniens envoient du lourd en dubstep. Orifice Vulgatron balance des impro monstrueuses. On a eu droit à 2 tracks concoctés avec Noisia. Le « Shake it » en milieu de set, embrase le dancefloor. Avec « Contact », ils gardent le meilleur pour la fin. Autant vous dire que pendant 1h30, ça jump dans tous les sens !
Il est 2h, et les plus motivés d’entre nous restent tout de même écouter les Pulpalicious. Les 4 turntablists jouent des sons electro groovy sympathiques, et clôturent le festival. La relève des BNN serait-elle assurée ?
Pour conclure, une programmation alléchante (ponctuée de belles découvertes), et la venue de Cypress Hill sont les clefs de réussite de cette 12ème édition !
Toutefois, nous tenons à signaler quelques bémols : la distance à parcourir depuis le parking pour atteindre l’entrée (presque 30min de marche). Un remake de Resident Evil s’est joué sur le parking (h24). Le manque de file pour filtrer les entrées. Les champs saccagés.