Fakear (Nowadays Records – FR)
« L’étoile montante du trip-hop », c’est ce qui qualifie le plus souvent FAKEAR. Alors pour ceux qui seraient passés à coté du phénomène et qui ne le connaîtraient pas encore, nous avons voulu en savoir plus, avant de le découvrir en live au Positiv Festival.
01/ peux-tu nous décrire ton parcours. D’où vient Fakear ? Comment es-tu arrivé sur l’un des plus beaux roosters français « Allo Floride » ? #EtoileMontante
Fakear, c’est d’abord Théo, un type de 23 ans un peu geek, qui s’est mis à la musique électronique après son bac. Je viens de Caen, la plus belle ville du monde ! J’ai grandi aux côté de Superpoze, avec qui j’ai fait tout mon lycée.
C’est grâce à l’impulsion du Cargö, la salle de musiques actuelles de Caen. J’ai gagné le tremplin de cette salle en décembre 2012, et tout s’est enchaîné très vite ensuite. C’est eux qui m’ont mis en contact avec Allo Floride, et ça a tout de suite matché. Je pense que c’est grâce à ça qu’ils m’ont pris sous leur aile, car à l’époque je n’avais rien produit, je n’avais pas fait énormément de dates, mais on s’entendait bien !
02/ Tu dois avoir une collection spectaculaire de Samples ! Où vas-tu les dénicher ? Qu’est-ce qui t’inspire le plus ? Certains ont commencé par collectionner des vinyles, pour les sampler ensuite. C’est ton cas ? Comment procèdes-tu ? #Sample
Je ne sais pas si elle est spectaculaire, car j’essaye de m’approprier chaque sample comme un instrument… J’utilise souvent les mêmes textures. Je vais les chercher dans des disques de world music, ou tout simplement sur Youtube ! Je ne suis pas un collectionneur de vinyles, je n’ai pas cette culture et ce réflexe. Mais je trouve ça tellement classe ! Collectionner les favoris Youtube c’est moins charmant…
03/ Tu es un remixer hors-pair ! Tu excelles dans cet exercice ! Et nombreux sont ceux qui guettent le moindre upload. Par exemple, pour le dernier en date « Life in Grey », plus de 60 k en moins d’un mois. Quelle est la bonne recette pour faire un bon remix ? As-tu des tuyaux à donner pour aborder un remix comme il faut ?#Remix
Merci beaucoup ! Je me suis longtemps dit que je ne savais pas le faire… Le déclic a été le remix de « Pavane » de Superpoze. Je ne sais pas s’il y a une recette, mais il y a différentes manières de faire. Moi j’ai tendance à me réapproprier le morceau, quitte à créer un nouveau mood… ça ne plait pas à tout le monde. Mais je trouve ça plus artistique, c’est le but du remix pour moi.
04/ Cet EP (4 titres) est tellement romantique, un véritable bijou. Omniprésent sur la toile depuis 1an, on en est tous devenus complètement accro !
Tu t’attendais un tel engouement ? Tu voues une attirance particulière pour le Japon ? #MorningInJapan
Haha non !! Je ne savais pas, d’ailleurs cet EP ne devait même pas voir le jour. J’ai décidé de le sortir 3 semaines avant… C’était au tout début ! Je me disais « bon quand même, il faut bien les sortir, ces titres » et finalement il a pas mal tourné. Je ne suis pas particulièrement attiré par le Japon, mais c’est une ambiance particulière qui s’en dégage, pour moi le Japon c’est Miyazaki et Lost in Translation… Des images poétiques, vaporeuses, sereines.
05/ Récemment, tu as donné une excellente version d’un track de Breton, le « S4 ». Comment s’est passée cette connexion et collaboration, plutôt inattendue ? #Breton
Eh bien pour tout te dire, elle ne s’est pas passée du tout. En fait, j’adore leur album, je l’ai acheté, et je trouvais cette chanson tellement cool que je me suis lancé dans le remix, à partir du titre entier. Je ne voulais pas le sortir, et je l’ai envoyé à une pote, qui connaissait les Breton. Elle leur a fait écouter, ils ont kiffé, j’en revenais pas. Du coup on l’a sorti, mais c’est vraiment un coup de bol ! Et du coup je fais leur première partie à Londres en novembre prochain.
06/ Je suis curieuse de savoir ce que tu nous concoctes pour les mois à venir… Un album peut-être ? D’autres remixes incroyables ? #LaSuite
Je ne fonctionne tellement pas par « projets » que je ne saurais pas te dire ce qui va arriver… Oui, je bosse sur un album, c’est certain 🙂 J’aimerais bien faire plus de collaborations, mais on verra… Tant que j’ai de l’inspiration, je me laisse porter !
Fakear en live au Positiv Festival, à Bellegarde, le 5 juillet 2014