The Ting Tings & We are Enfant Terrible – 9 mars
C’est dans une Cigale (Paris) archi complète que j’ai pu assister au retour du duo mancunien en France, pour la release de son nouvel et second album, Sound From Nowheresville sorti début Mars. Une date callée entre un retour de Tokyo, un départ pour New York pour le David Letterman Show et… l’appendicite pour la chanteuse Katie, ce qui a empéché leur participation prévue au festival SXSW à Austin.
En première partie, le groupe français We Are Enfant Terrible, compagnon de route d’une première tournée à leurs débuts en France, présente quelques chansons de sa nouvelle set list, dont le titre en français « Ce Que Tu Veux De Moi », illustration sonore régulière du Petit Journal de Yann Barthès. Un son imparfaitement réglé par des balances trop courtes nous empêche de savourer pleinement la texture de leurs tracks, mais leur énergie bon enfant et leurs tenues vitaminées lancent un spectacle que la foule attend avec ferveur.
La scène est déjà occupée par un matériel très complet, prévu pour la tête d’affiche, tandis que les roadies rajoutent une couche supplémentaire de praticables, une grosse caisse de batterie et d’autres éléments pour accueillir Jules Di Martino et Katie Price, qui font monter les enchères avec une arrivée très théâtrale : la miss agenouillée, réclame un silence complet, pour commencer par le morceau… »Silence » (et oui, il fallait y penser!). Jules jongle avec guitare et batterie, pendant que Katie, casquette de B girl vissée au crane, déambule et saute un peu partout sur « Great Dj » et « Hang It Up ». Le public n’a pas l’air de bien maitriser encore le nouvel album et écoute un peu circonspect « Guggenheim » ou « Hit Me Down Sonny » mais s’enflamme sur les tubes du premier comme « We Walk » ou le fameux « Shut Up and Let Me Go » tandis que la chanteuse martèle la grosse caisse dans un jeu de scène efficace qu’on avait déjà pu apprécier aux Arènes de Nimes en première partie de Franz Ferdinand. Sur un des titres, pour rajouter un son de guitare des plus acérés, ils font appel à Thomas Fourny le guitariste des WAET (photo).
Sans attendre les rappels, j’ai filé à l’aftershow du Café Carmen, doucereux hôtel aux accents de maison close du quartier Pigalle ou les Djettes Alex&Annie accueillaient le groupe Tristesse Contemporaine aux platines pour leur résidence mensuelle, sous l’oeil alangui de Mathieu Chedid, vautré sur un des lits d’une alcove discrète dans une succession de cocktails sur mesure et un défilé de beautiful people.