Leur nouvel album est sorti récemment. Voilà donc Minitel Rose !
Bonjour les gars ! On va reprendre les choses du début si vous le voulez bien. Pouvez-vous nous dire qui fait quoi chez Minitel Rose, la répartition des taches.
En studio pour la composition chacun participe à son rythme, en apportant sa touche. On se complète bien c’est une des raisons qui fait qu’on aime travailler ensemble.
Sur scène nous sommes tous les trois sur nos synthés, Romain joue les lignes de basses, Quentin les accords, et Raphael les leads ou les nappes. On est rejoint par Emile à la batterie.
Comment avez-vous été amenés à créer Minitel Rose ?
Romain et Raphaël avaient un groupe dans lequel ils commençaient à tourner en rond, Quentin rentrait d’un long voyage. On avait tous les trois envie d’un projet ensemble. Avec nos potes un soir on a cherché un nom, ça a été Minitel Rose, ensuite on a commencé à faire de la musique.
Comment se sont passé les débuts du groupe, en terme de composition, de concerts etc. ?
Au début on vivait dans trois villes séparés alors on s’envoyait des bouts de chansons ou de textes par email que Raphael mettait en forme. On a directement créé un myspace sur lequel on a mis ces premières chansons. Assez rapidement le myspace a attisé la curiosité des nantais, on était les seuls à faire ce genre de musique à Nantes. C’est là qu’on a fait nos premiers concerts, complètement inexpérimentés. Paris a ensuite suivi et on a commencé à jouer dans les clubs. Comme on n’avait pas 45 min de concert on faisait des morceaux à la chaine pour avoir un live qui tienne la route. De cette effervescence des débuts a émergé un disque : The French Machine.
Quels étaient les groupes ou albums auxquels vous vouliez ressembler, ou du moins suivre la trace ?
On n’a jamais eu de modèles, on partage tous les trois des influences et à quelques détails près on a exactement les mêmes goûts musicaux. Donc on avait plutôt des directions qu’on souhaitait explorer. On voulait faire une musique positive, fédératrice et dansante.
Vous venez de Nantes. Elle est comment cette ville ?
C’est une ville à taille humaine, où il est possible de croiser 3 fois la même personne dans la journée. C’est prés de la mer, les loyers ne sont pas encore trop chers, il y a une vrai communauté artistique. Peu d’endroits vraiment fous pour faire la fête et voir des concerts mais on s’y retrouve. On y organise des soirées les FVTVR Party; la prochaine aura lieu le 5 Mai avec Rhum For Pauline, North Pole Dancer et DAN.
Vous dites vouloir trouver un équilibre entre mainstream et underground, quels sont les artistes actuels qui semblent selon vous y arriver le mieux ?
Daft Punk, Justice, Phoenix, Cut Copy, Kanye West. Des artistes qui ont réussi à imposer leur musique et pas l’inverse.
Parlez-nous de votre dernier album. Comment l’avez-vous pensé, comment le placez-vous comparé au premier « The French Machine » ?
« Atlantique » a été réfléchi complètement différemment. Alors que «The French Machine » est une collection de nos meilleures chansons des débuts, « Atlantique » est le résultat d’un mois de studio. Il a été fait en un mois dans un même endroit. On a quasiment tout fait nous même, du mix à l’artwork de la pochette.
Ce remix de Demon & Herr Styler pour le titre « Heart of stone » est une tuerie. Comment s’est passée la rencontre avec Demon ?
Nous ne l’avons pas rencontré. C’est notre label digital Believe qui lui a proposé. Il a gentiment accepté et c’est vrai que le résultat est vraiment chouette. Il fait partie des artistes de la première génération French Touch qui ont marqué nos esprits.
Quels sont vos artistes favoris de cette écurie house française (pour ne pas dire « French Touch », terme qui nous emmerde).
En dehors des Daft Punk, on est tous les trois des fans inconditionnels d’Alan Braxe, c’est un artiste assez rare dans ses productions mais sa musique nous touche énormément.Ensuite Phœnix nous impressionne vraiment.
Vous êtes donc de retour à Montpellier. Que pensez-vous de la ville, du public, vous qui y êtes déjà venus ? Et de manière plus générale, que pensez-vous de la culture électronique dans le sud ?
A vrai dire on connaît très mal le Sud, en tout cas pas assez pour en parler. Aucun de nous n’y a vécu ou y a passé des vacances. Notre dernier concert à Montpellier s’était vraiment bien passé les gens avaient répondu présents et on avait passé un super moment.
Quels sont les titres que vous kiffez passer en soirée quand vous devez jouer les Dj ? Plutôt turbines électro, tubes rock, classiques pop… ? Dressez-nous une petite playlist idéale d’une soirée réussie.
Une playlist idéale c’est pas vraiment possible, le propre du mix c’est qu’il change tout le temps selon les humeurs du Dj et du public. Nous passons tout ce qui a un lien avec notre univers, que ce soit nos influences (Bowie, Beach Boys, Daft Punk…), nos contemporains (Bag Raiders, Cut Copy, Grum, etc…) ou des choses plus undergound.