Garorock 2010 – Marmande

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Évidemment dans ce type de festival aux multiples plateaux, il n’est pas possible de voir et surtout d’entendre tous les artistes, ma sélection fût donc parfois difficile.
Le vendredi pour cette première des trois nuits, Krazy Baldhead nous a mis dans l’ambiance avec son live mélangeant breakbeat, funk et jazz.
Un petit tour dans le hall « Digitick » pour Izia et son rock « énergique », histoire de ne pas perdre la cadence avant le retour de Raggasonic, transformant le chapiteau en un énorme ragga dance hall dont leurs hits ont été repris en coeur par la foule.

Sans perdre une minute, je me précipite pour voir ceux que j’attendais vivement, les Delinquent Habits. Un pure live Hip hop latino , chaleureux et puissant, par des artistes « ravis d’être sur scène, ce soir là ! »: dixit les Delinquent. J’ai juste eu le temps de jeter une oreille sur le dancefloor dévasté par le set sur-puissant des Crookers pour finir en douceur, ce premier soir du « sound marathon » par la vibe reggae de Rootz Underground. Un peu de repos et quelques apéros et je suis prêt pour attaquer la deuxième soirée. Elle commence bien par la découverte pour moi de Danakil, du « french Reggae » de très bonne facture ! Après Alpha Blondy avec un show ne pouvant que ravir le public déjà fan, j’enchaîne avec le très « mainstream hip hop » de Beatnuts d’une efficacité redoutable sur la foule qui monte rapidement d’une bonne dizaine de degré (de température bien sur) !

On s’extirpe de ce hall pour aller apprécier Wax Tailor. Hélas le show, lui  aux platines/machines + chanteur + violon, fût moins entraînant que le reste du festival par ses « pauses » entre chaque morceau. Mais J’ai bien kiffé sa vibe abstract hip hop. Retour à la basse saturée et aux pieds frénétiques sur le Live de Mr Oizo. Enfin je suis resté un bon quart d’heure, car malgré une bonne sélection, ses mix vraiment approximatifs me rappelaient que Don Rimini, un vrai maestro du mix lui, avait déjà commencé et là… …c’est une autre histoire ! Le public survolté par son set techno acid ultra efficace n’a pu que jumper à en perdre haleine. Pour se remettre de ce show, car oui Don Rimini rentre en communion avec la foule, applaudit, danse…

J’ai fini sur une très bonne découverte, celle de Mikix the Cat et son mix electro savamment  teinté de jazz, de groove. A ne pas rater, si vous voyez son nom ! Direction la position horizontale pour quelques heures, histoire d’attaquer la dernière soirée dans de bonnes conditions. Car il y avait du Lourd, voir du très lourd pour ce dimanche. J’arrive juste à temps pour voir Alice Russel. Cette « white voice » de la soul music, accompagnée d’excellents musiciens  nous a rapidement envouté, par son ton cristallin et chaleureux. Des fois, le grand écart stylistique peut être intéressant … …c’est le cas, lorsque je suis parti écouter  les Ultra Vomit et leur punk-rock metal déjanté semant une joyeuse anarchie dans le public. Ou au contraire fort décevant lorsque je me retrouve après, sur Zebra Live, voir un Dj s’égosiller à reprendre des standards de rock en « live playback » ? Et bien,ça m’a pas du tout convaincu.

Un bon coup de Mass Hysteria dans la face et l’énergie d’aller danser est revenue ! Ca tombe bien car la nouvelle « bombe jamaïquaine » (au sens propre comme au figuré), Ce’cile avait décidé de chauffer à blanc le public avec son ragga dance hall sexy , provocateur et sa voie oscillant avec une facilité déconcertante, entre « lovers » au « hard steppa » Bref elle m’en a mis pleins les yeux et les oreilles ! Avec encore quelques lyrics de Ce’cile dans la tête, je vais enfin voir des dinosaures du hip hop soul, autrement connu sous le pseudo de De La Soul ! Et comme dirai un Kevin de 15 ans: je sur-kiffe leur presta ! Un show vraiment orienté pour le dance-floor où les Mc’s passent en Dj’s qui enchaînent hit sur hit… Du bonheur pour mes oreilles.

Les De la soul ont vraiment effacé la prestation de Mos Def qui a été très décevante. Antipop Consortium de leur coté, comme à leur habitude a ravi son public de fans de son hip hop expérimental et minimal. J’ai quand même préféré l’univers musical de Doctor Flake que je ne connaissais pas : une vibe dark abstract hip hop vraiment exceptionnelle, l’heure tardive de son passage n’a pas permis de profiter à fond de  son « dark  trip » – hop ! Enfin le Finish sur le set de Dj Pone, un set truffé de gros tracks dancefloor électro avec des mixs plutôt « easy » aux vues de ses compétences, m’a quand même scotché jusqu’à la fin!

Le moment du bilan a sonné et je dois le dire, comme d’habitude, Garorock m’a « régalé » !
Belle prog, beau lieu, bonne orga, des espaces de détentes plus nombreux et plus grands.

J’attends donc avec impatience l’édition 2011 !