Sonar Festival 2014 (Barcelona – Espagne)

Sonar Festival 2014 (Barcelona – Espagne)

stwo_sonar village 2Par  l’équipe de Teckyo (Lolita, Alcid, Sabrina, Martin, karine)

C’est parti, le Sonar Festival  lance officiellement le top départ des Festivals de l’été.

Comme l’année dernière, le Sonar de jour se déroule au FIRA Monjuïc. Le sonar de nuit se tient toujours au même endroit, mais a été, encore, agrandi. Pourtant, la fréquentation est en baisse de 10.000 personnes, soit quand même plus de 110.000 personnes, crise oblige !

despacioJeudi après-midi, arrivés sur Nils Frahm, le pianiste nous envoute par ses balades rythmées et nous emporte dans son univers, intemporel pour un après-midi. On file jeter une oreille après avoir bien patienté pour arriver au Saint-Graal Despacio ; l’attente valait le coup, le son est fat, la sélection des 2ManyDjs et de ce bon vieux Murphy, une régalade ! On foule le dancefloor, sans pouvoir s’arrêter, au milieu de quelques happy few et aux côtés de Vitalic. Despacio marquera cette édition tant par la qualité de la sélection que celle du son de cette scène magique.

A l’extérieur, le ciel se noircit et Daniel Miller passe aux platines sur la scène centrale pour nous faire un set techno, aux morceaux bien plus énergiques que l’homme lui même. Daniel Miller est visiblement un homme sans expression, ni faciale, ni corporelle… Enfin bref, nous n’allons pas vous cacher  que nous étions là, surtout pour voir le fameux Live EX de Plastikman, seule date de 2014. A la tombée de la nuit,  au milieu d’une foule compacte, une structure telle une obélisque de LED montée en pleine scène extérieure, se dresse et projette  des formes animées par la musique. Lumière verte palpitante et sons acides mentaux étaient de rigueur, nous emmenant dans un monde parallèle, avec l’artiste aux machines à ses pieds, au milieu de la foule. Ce live n’était pas vraiment à la hauteur de nos attentes, légèrement monotone et linéaire par moments. On se plait à retrouver Richie, mais ce ne sera pas pour ce soir la révolution musicale. En tout cas, c’était déjà une belle première journée, idéal pour s’échauffer pour la suite…

Plastikman

 

Vendredi après midi, nous arrivons sur FM Belfast qui nous donne de l’énergie à revendre sur scène et qui offre au public un moment bien sympathique où règne  un petit brin de folie, sous le soleil de Barcelone. On retrouve la calor avec les péruviens de Dengue Dengue Dengue, et leur cumbia électro fascinante proche de la transe, avec les superbes vidéos live.

FM Belfast

FM Belfast

Place ensuite à Bonobo en fin d’après midi. C’est la première fois que certains d’entre nous voyaient Bonobo en live et tout le monde est, encore une fois, impressionné  par son interprétation des morceaux de l’album « The North Border ».  Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et nous passons à Jon Hopkins dans le Sonar Hall : Un live incroyable, impossible de quitter la salle. Sur une autre scène, les Buraka Som Sistema essorent le dancefloor pour leur 4ème année au Sonar, un show toujours très efficace qui va crescendo. Mais il faut partir, la soirée va être longue !

Bonobo

 

Vendredi soir, nous débutons ce marathon avec l’incontournable Woodkid, que nous avons déjà vu quelques fois mais qui ne nous lasse pas (encore) : Show vidéo grandiose sur la scène extérieure, musique puissante, le public espagnol apprécie.

Woodkid

 

kaytranada_sonarpubKaytranada, dont les remixes (Disclosure, AlunaGeorge, Janet Jackson, Common…) ont squatté sans relâche les playlists des DJs en 2013, reflète parfaitement le son du moment : Hip Hop, House, Funk et Soul Disco pour envouter le dancefloor. Il glisse vite vers la facilité avec de gros tubes et une sélection peu pointue, bien en dessous de sa Boiler Room, par exemple. Dommage ! Direction le Sonar Club où Flux Pavilion, a encore une fois exécuté un set irréprochable  passant en revue tous ses tubes en version VIP remix et autres hits du moment, oscillant entre trap, dubstep, twerk et electro bass. Il reste, incontestablement, l’une des valeurs sûres dans son domaine.

 

Dans la même veine, Pretty Lights, que nous attendions de voir à l’œuvre,  a assuré son live controllerism à la perfection, passant du groove soul teinté d’electro, aux basses les plus puissantes sur des rythmes down tempo ! SUBLIME, à l’image de ses productions sur son label indépendant. Pendant ce temps là, Gesaffelstein fait trembler les murs du Sonar Pub avec une intro sur sa track « OPR ». Evian christ, un des leaders de la nouvelle génération du hip hop décomplexée aux instrus mélangeant trap et dark beat, (déjà repéré quelques mois plus tôt au Sonar Reykjavik), nous a bluffé :  Sa dextérité aux platines ne fait que sublimer ce genre musical. Une des révélations de ce sonar !

Pretty Lights

 

kidkoalaSamedi après midi, au Sonar Village, nous sommes fiers de pouvoir écouter Stwo, que nous avions eu le plaisir de voir, pour la première fois, à la soirée Indiscreet à Montpellier. En mode détente, nous prenons le soleil sur la pelouse synthétique, en écoutant son set toujours aussi aérien. Il aura choisi la playlist idéale pour l’heure chaude de son passage, sensuelle, rafraîchissante et broken  tempo. Il laisse place à l’incroyable Kid Koala, déguisé en Koala évidemment, présentant son show « vynil vaudeville 2.0 ». Il réveillera le public avec ses scratches, pass-pass et autres tours de magie sur 3 platines, accompagné pour l’occasion par des danseuses au style 50’s, ne boudant pas son plaisir à descendre dans la foule. Bref, un show décalé, original et hyper agréable !

Massive Attack 3Samedi soir, nous étions en place pour Massive Attack, qui n’a rien perdu de sa superbe. Le Sonar Club est bondé, et la magie opère dès le 1er track. Leurs tubes procurent toujours autant d’émotion (quasiment 1h30 de chair de poule). Certes, c’est la même installation de mur de LED qu’à leur concert aux arènes de Nîmes, diffusant des messages revendicatifs, mais ils ont le mérite d’être en catalan, reflétant les faits divers actuels. On pourra dire qu’on y était !

Massive Attack

 

Nous faisons une petite excursion sur le Sonar Lab, afin de voir, dans un tout autre style, le (presque) mystérieux UZ qui fera un excellent set, mélangeant les nouveaux standards du rap et les incontournables pépites trap. Calés devant la scène, on encaisse une bonne heure, le sourire aux lèvres.

Un petit tour du coté de James Murphy pour du son disco, funk et nous retournons sur la scène principale, déterminés à y rester jusqu’à la fin. Curieux de voir ce que donne Rudimental en live, nous avons un sentiment mitigé, appréciant les morceaux drum’n’bass, comme leur interprétation du tube interplanétaire « Feel the love », étant plus réservés sur d’autres morceaux plus commerciaux, à la limite du dancehall et du R’n’B.

Rudimental

 

Par contre, dj Snake, d’abord connu par ses productions mainstream avec, entre autres, la production d’un album de Lady Gaga; il explose sur la scène « bass music » via le label Mad decent avec des anthem trap comme l’incontournable « turn down for what ». Non content d’être un excellent producteur, il se révèle un dj hors pair pour switcher de tracks toutes les 10 secondes, en chauffant la foule avec son Mic : De l’énergie à l’état pur au service de la bass music ! Un de ses hit est « bird machine », mais le surnom de « burn machine » lui convient parfaitement tellement la puissance de son set ravage le dancefloor.  Il restera, pour certains d’entre nous, la plus grosse claque de cette édition.

Juste après cette « hurricane », c’est avec un dancefloor clairsemé que I AM LEGION (Noisia et Foreign beggars) arrivent avec leur live sorti tout droit d’une fusion « noise dark bass rappé » ! Les puristes auront apprécié, mais ce live sombre et métallique aura fait fuir plus d’un quidam. Pendant ce temps, une partie de l’équipe est partie sur la petite scène du Sonar Car, où Uner rassemble foule et fait bouger le public sur une Techno allemande bien punchy au milieu des autos tamponneuses. Super moment aussi sur Brodinski et sur Boys Noize qui ont tenu en haleine un public nombreux.

C&K 4Sur la scène principale, nos filles étaient impatientes de revoir leur duo chouchou Camo&Krooked, accompagnés du talentueux Mc Youthstar, pour un 5h à 7h de toute beauté ! Au premier rang, nous avons des étoiles plein les yeux. De plus, le set est sans faille, le duo ayant su communier avec la foule importante avec un bon mix drum’n’bass et dubstep. C’est l’occasion de parfaire nos triceps et nos mollets, à une heure carrément indécente ! Ça fait tellement plaisir d’entendre des artistes de l’écurie Hospital records au Sonar (c’est si rare). Tandis que vers 6h, la pluie n’épargne pas les scènes extérieures orchestrées par Tiga et Ralph Lawson, tout le monde se précipite dans le Club, profitant ainsi du set des autrichiens.

 

Voilà, cette édition touche à sa fin, il est temps de sortir de cette parenthèse enchantée… jusqu’à l’année prochaine.

 team_frenchies

 

 

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