Sonar « by night » – Barcelona 2012

Sonar « by night » – Barcelona 2012
tobinsonarNouvelle édition du Sonar, toujours fidèles au poste. La programmation était plus qu’alléchante sur le papier, est ce qu’elle le serait aussi dans la réalité ?

Pour nous, le Sonar a commencé le vendredi soir, au FIRA avec, pour attaquer les choses sérieuses, Amon Tobin, sur la scène principale. 

Tobin est devenu synonyme de qualité et d’originalité toujours renouvelée. Il présentait son live ISAM, avec une structure imposante sur laquelle étaient projetées des images de buildings, de ciel étoilé, etc… Magique.


 

 

D’un point de vue musical, son live peut être défini comme une vision d’ensemble de son travail. Expérimental et abstract pendant une heure, il enchaina pour une demi heure de mix drumstep, drum’n’bass : un pur bonheur. ça commençait fort !!  

Lana del rey, le phénomène youtube du moment, était sur la grande scène extérieure. Par curiosité, nous allions faire un petit tour, et puis s’en vont. Si vous voulez du cliché, elle vous séduira, tant par ses visuels surfaits aux teintes 70’s (drapeau américain, elvis, rose qui éclot, et j’en passe) que par son attitude. Franchement sans intérêt ! Vite, direction la valeur sûre, je veux parler de la scène « BBC 1 », la plus agréable et la plus intéressante, à mon sens. Jack Beats composé de Niall Dailly (DJ Plus One of the Scratch Perverts) and Ben Geffin (The Mixologists) ont fait un set ultra vitaminé électro dubstep, avec leurs hits en point d’orgue comme « the Revolution » ou bien l’excellent « Get down ».  
Annie Mac, la star des showcases « Annie Mac presents », a été à la hauteur de sa réputation. Un mix énorme, puissant , cross over , ne lâchant que des dubplates, et des perles remixées comme le magnifique introuvable Burial – Archangel (Boy 8-Bit’s Simple Remix) mais aussi le remix tout aussi indisponible de Adam F – Circles (Eats Everything Remix). Allant même passer avec grande dextérité le Jay-Z & KanYe West – Niggas In Paris (Mimosa Remix)… Bref LE SET du sonar pour nous cette année !


 

Simian Mobile Disco a pris la suite, baissant d’un cran l’ambiance mais offrant quand même une prestation de qualité à l’image de la techno house progressive anglaise. Fatboy slim ayant débuté sur la grande scène extérieure, nous nous y faufilons non sans mal, afin de voir cette figure incontournable : Norman Cook ! Chemise hawaïenne et sourire espiègle, il fait plaisir à son public et se fait plaisir avec ses incontournables hit « bootleggé » avec les tracks du moment, ce pour quoi nous sommes tous venus l’écouter, facile et efficace ! ça, c’est fait.


 

On commence à sentir la fatigue, on décide donc de rentrer, car la journée de samedi sera longue, non sans avoir fait un petit détour sur le set de Brodinski vs Gesaffelstein, une prestation encore une fois à la hauteur de ses deux virtuoses frenchy.

rootssonarSamedi soir, après une petite sieste salvatrice, nous sommes prêts à en découdre. New Order nous attend sur la scène principale. Moi j’avoue, voir des vieux sur scène, jouer à avoir 20 ans, ça me fait flipper. Tandis que d’autres étaient plutôt contents de les avoir vu (au moins une fois). On passe donc notre route, pour The Roots. Autre style, autre ambiance et quelle ambiance ! Indéniablement un des meilleurs shows de cette édition ! J’en ai encore des frissons. C’était excellent ! Petite pause avec Metronomy (franchement pas au top) ; puis direction le Sonar Club, pour LE groupe qui a le buzz ces temps-ci : Die Antwoord. Je ne connaissais pas du tout et quelle surprise ! Au bout de 15min, nous sommes au bord du gouffre. Au niveau de la performance scénique, franchement rien de transcendant. Et la voix hyper nasillarde de Yolandi Visser sur des beats Techno « rave » est insoutenable. Il n’y a que les visuels qui sont intéressants. Bref, c’est le genre de groupe qu’on préfère voir en clips (véritables petits bijoux), plutôt que sur scène. « Die Antwoord, c’était juste pas possible », comme on disent les djeuns 😉 En parlant de djeuns voila ce français de 18 ans, Madéon, propulsé sur la grande scène entre les deux gros lives, et bien, il n’a pas rougir d’être là, un set efficace à l’image de ses productions. Quant à Maya Jane Coles, elle a relevé le défi de jouer au SonarLab. Stressée (mais qui ne le serait pas ?), son set techno était bien mixé. C’est là que le groupe de frenchies se sépare, certains s’empressent de retrouver Hot Chip, d’autres DaedMau5 (prononcer Deadmouse « daidemauusse »). Son show visuel basé sur sa Cyber-tête de souris style Murakami qui aurait croisé Dalek, est excellent ! Ce qui n’est, hélas, pas le cas musicalement même si, au départ, c’était bien parti, il est vite tombé dans ses remixes commerciaux inintéressants, à part pour son portefeuille :).

hotchipsonarLe live dHot Chip est comment dire… impeccable. Ils jouent leurs nouveaux et anciens tracks. En font des remixes superbes. Tout est contrôlé, et maitrisé à la perfection ! Encore une belle leçon des anglais ! Ils laissent place à Mary Anne Hobbs (en b2b avec Blawan), qui jouait une techno plutôt percussive. On ne reconnaît pas du tout le style de la belle blonde, qui se perd dans des rythmes techno sans mélodie. Heureusement, sur la petite scène extérieure, Kode 9 a réussi à nous sortir de notre torpeur avec un mix dubstep deep, dark et intelligent, loin des hits de Skrillex and Co !

Au même moment, Modeselektor entre en scène. Le duo (toujours aussi barré) est un habitué du Sonar. On passe un bon moment, et on casse le dancefloor. Même si on n’a pas eu de grosses surprises en les écoutant. Nous tenions à clôturer le festival avec Garnier, car c’est toujours un régal ! En mode LBS, bien techno, il n’a pas réussi (une fois n’est pas coutume) à nous maintenir en éveil jusqu’à la fermeture. Epuisés mais heureux, nous sommes fin prêts pour les festivités de cet été 2012 !


 

(photos officielles)