Alors Marsatac c’était comment ?

.
.
D’un point de vue musical, vendredi réserva de trés bons moments, samedi fut plus mitigé :
Vendredi :
Marsatac accueillait sur la scène Cartonnerie une première partie hip hop. Stupeflip ont l’honneur d’ouvrir la grande scène, dans l’univers fantômatique qui leur est propre, tous costumés de façon que seules leurs silhouettes soient visibles. Toujours aussi provocateurs vis-à-vis du public, leur musique est déchirée, punk-dark avec des riffs bien torturés et, comme en plus, le son n’est pas de trés bonne qualité, cela fait réagir le public qui part en pogo. D’après un hyper fan, le C.R.O.U. a joué un mélange de leurs 3 albums.
Un petit saut au Cabaret Aléatoire où Pigeon John est en train de ravir ses fans qui visiblement connaissent par coeur les paroles. Avec seulement un bassiste et un batteur, l’énergie est telle que tout le monde danse, alors que plusieurs dizaines de personnes tentent d’entrer dans la salle qui est plus que bondée. Ian Sloane le bassiste nous confiera qu’ils sont en tournée européenne et que c’est la première fois qu’il quitte les USA et qu’il est surpris de l’accueil que Pigeon John reçoit outre-atlantique.
Ensuite retour à la Cartonnerie, place au rappeur Xzibit,le poids lourd du hip hop made in US. Arrivé sur la fin de sa prestation, il chante ses track en entier, ça fait plaisir ! Hélas un mauvais réglage du son gachera un peu, pour moi, sa prestation; on entendait pas trés distinctement sa voix. Dommage ! Sinon bon show, bonne présence sur scène et un public survolté dans la cartonnerie. Il était tellement en forme qu’on le retrouvera quelques heures plus tard sur le mix de la Fine Equipe, sur la scène Esplanade ! Ensuite Theophilus London succéda à son ainé, avec un son new school, flirtant avec l’électro, et un style super classe (chapeau, veste de costume et tee shirt en aminé argent) !
Chinese Man nous offrit un show live et vidéo, avec deux MCs, l’un hip hop, l’autre ragga (dans la même configuration que leurs dernières prestations, notamment au Festival Kolorz à Carpentras). L’ambiance frola l’hystérie dans le public, acquis à la cause des Chinese, jouant à domicile ! Enfin Brodinski clôtura cette soirée, de bien belle manière avec un set soigné, tant dans le choix judicieux des morceaux que dans sa technique parfaite des platines. J’avoue, j’ai été bluffée… C’était magique.
Samedi :
Les fans d’électro ont eu du mal à trouver une scène capable de les contenter (la scène Seita ne comptant pas, impossible à atteindre sauf à risquer un étouffement ou une apoplexie). Il fallut attendre jusqu’à minuit et quart pour enfin pouvoir danser avec Noob, qui a failli provoquer une émeute, tant le public avait envie de se lacher !
Yuksek, qui jouait en live sur la scène cartonnerie, ne nous a pas vraiment convaincu malgré une prestation bien rodée, avec son finish par le hit « Tonight ». Mondkopf, quant à lui, nous a agréablement surpris par son live envoutant « Deep & Dark », à mi chemin entre Aphex twin et Brian Eno.
Modeselektor clôturait donc le festival dans la grande salle avec un live aux rythmiques oscillant entre hip hop et electro, aux basses lentes et ultra puissantes. La prestation des 2 Berlinois, à l’image de leur dernier album, fut excellente … mais trop tard pour que l’on puisse en profiter pleinement.
Vous pouvez retrouver toutes les vidéos sur http://www.youtube.com/user/teckyocom
