Lives au Pont 2012

Le cadre, entre rivière, site gallo romain et garrigue, est toujours aussi majestueux pouir cette seconde édition. Les festivaliers ne s’y sont d’ailleurs pas trompés : 8 000 personnes le premier soir, pas mal pour un Jeudi, non ? Et sans sensation d’étouffement pour autant, car le site est tellement vaste qu’on aurait pu en faire entrer le double.
Arrivés un peu tard, nous avons raté Citizens et Pony Pony Run Run (mais aussi les bouchons inhérents à ce type d’événement hé hé), et débarqué pile pour le début du live de Sébastien Tellier, le chanteur fou. A la fois show man (des interventions à hurler de rire) et vrai musicien, le barbu barré a donné un très bon concert, tout en déconne et musicalement hyper carré. Vraiment très bien!
Metronomy entrent en scène. A notre ‘agréable’ surprise, ils ont assuré un concert bien calé et rodé, bien meilleur que leurs précédentes prestations (Sonar) et dans la région (Nîmes, Montpellier) qui nous avaient franchement déçus. Nous revenons donc sur notre opinion un peu tranchée, peut-être manquaient-ils juste d’entrainement car en fait maintenant Metronomy sur scène c’est pas mal du tout ! Saluons tout de même le charisme de Gbenga Adelekan (le bassiste), lui seul réussit finalement l’intéraction avec le public.
Tout à coup, le site se vide nettement. A croire que beaucoup de monde était venu juste pour Metronomy.
Un petit break au bord de l’eau, quelques bières et des gourmandises, nous attendons impatiemment les Kills. Arrivés sur fond de rideau léopard, « VV » et « Hotel » s’adonnent à un rock minimaliste et rêche. Une présence et un charisme exceptionnels : un Jamie Hince à la classe incroyable, accroché à ses guitares, et une Allison Mossheart complétement habitée et féline, qui dégage toujours un magnétisme quasi sexuel rarement égalé. La présence des 4 batteurs en fond de scène donne une nouvelle dimension au show. Bref, on peut dire qu’une fois de plus : « les Kills nous ont achevés ». Pourvu que ce duo nous offre encore de belles pépites pendant longtemps ! La première soirée se clôturait donc en beauté !
L’équipe est donc de retour le lendemain sur le site… ainsi que les difficultés de circulation dès la sortie de l’autoroute. On manque donc encore l’artiste qui ouvre à savoir Emilie Chick, on apercevra juste sa silhouette colorée qui danse en backstage de De La Soul.
Les rappeurs ont l’air très en forme, les voix sont posées, le flow est là et est ovationné comme il se doit. On les entend dès notre arrivée sur le parking, mais le temps de passer au ralenti les contrôles de sécurité un peu débordés et on les comprend, car ils verront passer pas moins de 20 000 personnes au total sur les 2 jours, et de serpenter le long du pont que c’est déjà la fin du set à notre grand dépit ! Juste le temps de glaner quelques tubes comme le Ring Ring Ring, 21 ans au compteur, mais qui fait mouche auprès du public et d’apprécier la qualité du son.
C’est Selah Sue qui a la lourde tâche d’enchainer apres un changement de plateau un peu longuet et meublé de manière quelconque par Dj Soulist. Pas facile pour la jeune et jolie belge, qui semble un peu au bout du rouleau (de PQ ricane qqu’un dans le public). Sa guitare sèche et le choix de reprises et de morceaux soul un peu chamallow instaurent un sentiment de flottement dans le public qui préfère aller se rafraîchir au bar même si les files d’attente sont longues. Ce ne sera pas vraiment non plus notre tasse de thé ni de bière.
On enchaîne alors sur un nouveau changement de plateau de Dj Soulist qui a du sentir le danger et nous régale cette fois ci d’un mix plus electro. Belle annonce pour un set de Breakbot plein de fraicheur qui réanime la foule : le light show est jouissif, coloré, extasié et répond au Pont du Gard qui clignote de mille feux multicolores ! Ce live fleure bon un amateurisme vacancier en chemisette à fleur et tongues mais çà passe plutôt bien, au bord de l’eau. Son chanteur Irfane a fait le déplacement et tant mieux, çà met un peu de vie, même si le temps de chauffer sa voix et hop c’est déjà la fin.
Enfin la foule les attend, c’est le moment pour Birdy Nam Nam de clôturer la soirée, sous leur immenses bâches à l’effigie de la tournée Defiant Order. C’ est bel et bien Techno désormais, ça tape, ça envoie du lourd, les faisceaux de light rotatifs embrasent le ciel, les DJ haranguent la foule, clope au bec et accent parisien vantant les mérites du PSG. Un final quasi Hard Core, du genre qui donne envie de rentrer à la maison en se disant : Vivement Live au Pont 2013 !
