Expo photos DJs, Rave par Oliver Degorce – Galerie Intervalle (Paris)

Expo photos DJs, Rave par Oliver Degorce – Galerie Intervalle (Paris)

Des photos inédites de Raves et de DJs français et internationaux réalisées à Paris entre 1991et 1998  !!

They Came, They Party’d, They Left
Olivier Degorce / M&M’S
du 17 avril au 4 juillet 2015
Galerie Intervalle – 12 rue Jouye Rouve – 75020 Paris – Le vernissage c’est le jeudi 16 avril à 18h !!
Olivier Degorce est un témoin précieux dans l’histoire des musiques et des cultures électroniques. Dès la
fin des années 80, il a documenté la naissance d’une scène qui, au mieux, n’intéressait que très peu les médias dans leur ensemble, au pire, suscitait un mélange d’incompréhension et d’aversion pour le phénomène.
JEROME PACMAN (FR), LE QUEEN, PARIS, 1992 © Olivier Degorce
Tel un ethnographe, appareil en poche, il est allé à la rencontre d’une nouvelle forme de vie artistique venue d’une civilisation encore inconnue en France : les DJs. Baignés dans un imaginaire de science-fiction, la plupart d’entre eux était fasciné par le funk cosmique de Georges Clinton, le dub afro-futuriste de Lee Scratch Perry et l’hybridation homme- machine de Kraftwerk. Leurs influences se mélangèrent à celles de la littérature cyberpunk, à la culture naissante du jeu vidéo et à une certaine forme de mystique techno reliant l’Homme, la terre et l’univers.
«They came, they party’d, they left». Les DJs étaient des aliens dans notre paysage artistique ; ils arrivèrent avec des technologies et des modes de narration novateurs. Olivier était sans doute un peu comme eux, un autodidacte éclairé qui découvrait son métier de photographe et succombait lui aussi à la contagion des platines.
En ce temps là, les DJs ne craignaient pas les objectifs et Olivier savait attraper des instants de leur
travail et de leur quotidien qui n’appartenaient ni à la mise en scène promotionnelle du photo call, ni à l’exercice égocentré du documentaire biographique. Ces instantanés valorisaient certains détails organiques ou techniques du DJ qui seraient apparus incongrus dans la représentation conventionnelle de l’artiste. Un grain de peau, un oeil, un motif tatoué, un nombril, une langue, une posture, une table de mixage, un sourire, un front, un postérieur, une bouche, une chevelure, une canette, une main, un disque vinyle…. Ils illustraient la capacité du DJ à utiliser ses sens de manière intime pour capter et transmettre des énergies, des vibrations. Le DJ, comme un moteur sensoriel, créait son «mix» en symbiose avec son environnement. Le regard posé par Olivier sur cette génération dévoilait des traits culturels où la performance, la créativité, la technique et la vie ne faisaient qu’un. Les DJs apportèrent avec eux une science qui allait révolutionner non seulement la production musicale, mais aussi nos vies. Ils avaient «the science of partying», la science de la «Fête».