Rone (InFiné – Fr)
Elu « artiste français de l’année 2012 » par Trax, le petit génie de la Techno a déjà deux albums à son actif (InFiné).
RONE sera au festival « Marseille Rock Island« , vendredi 28 juin 2013.
Bonjour Erwan, peux-tu tout d’abord te présenter et nous rappeler ton parcours musical ?
Je bricole de la musique sous le nom de rone. J’habite Berlin mais je suis français. Je fais de la musique depuis toujours mais c’est le label Infiné qui m’a repéré et encouragé à sortir mon premier disque il y a maintenant quelques années. C’est une belle et longue histoire car mon prochain disque sortira encore chez eux!
Tes lives et ton album possèdent un côté hypnotique et assez planant, quelles sont tes influences en la matière ?
Mes influences sont assez vastes… Presque tous les styles de musiques m’intéressent. J’aime beaucoup les musiques de films. Et je pense d’ailleurs que le cinéma est une influence aussi importante que la musique dans mon travail. Ce qui compte pour moi c’est de faire un son qui a du relief, avec des moments mélancoliques, des passages épiques, de la douceur et de l’énergie… Une musique qui raconte quelque chose aussi, avec du suspens et des rebondissements.
Tu as créé la surprise sur ton album en enregistrant un track à sonorités hip hop, featuring High Priest. Comment t’est venue cette idée et comment s’est déroulée cette collaboration ?
J’ai beaucoup écouté de hip hop à une période de ma vie et Antipop Consortium est un groupe qui m’a beaucoup marqué. Grâce à Alex Cazac, qui travaille à la fois pour Infiné et le label Warp, j’ai pu rencontrer High Priest et le feeling est bien passé entre nous. On a enregistré le morceau très rapidement. C’est comme si j’avais réalisé un vieux rêve de gosse.
Peux-tu nous parler du featuring intrigant sur « Bora Vocal »?
C’est la voix de mon ami écrivain Alain Damasio qu’on entends sur ce morceau. Plus précisément c’est le journal intime qu’il tenait en rédigeant son deuxième livre: La Horde du Contrevent. Ce qu’il dit à propos de l’acte de créer me touche beaucoup car je ressens la même chose que lui quand je fais de la musique.
On te voit assez régulièrement sur des festivals open air dans le midi depuis 2 ans (Le Bal Electro, Tohu Bohu, Rock Island). Quel regard portes-tu sur le public du sud ?
J’ai d’excellents souvenirs de dates dans le sud. Les gens sont chaleureux et les filles sont jolies.
A ce propos, y a-t-il un rapport entre « Tohu Bohu » le titre de ton album et Tohu Bohu le festival montpellièrain?
Non pas du tout, je ne connaissais pas du tout l’existence de ce festival quand j’ai donné ce nom à mon album, ce n’est qu’une coïncidence. Ce qui est amusant c’est que quelque temps après sa sortie on m’a invité à y jouer. Ca a donné: « Tohu Bohu au Tohu Bohu ». C’était bien la folie d’ailleurs! (Rires)
As-tu des projets en cours ou à venir ?
Plein ! La réédition de Tohu Bohu en version deluxe avec un petit disque inédit: « Tohu Bonus ». Des bandes originales de films, des collaborations, des clips, des remixes et la tournée qui continue en passant par les États-Unis, l’Asie et l’Olympia!
Crédits photos : Timothy Saccenti