Yan Wagner – 48 Hours
Label : Pschent
Qu’il est loin le temps de la pop 80’s sautillante de « Recession Song »…Enfin, façon de parler, car si ce premier album de l’américano-français Yan Wagner est beaucoup plus sombre, les influences 80’s sont plus que jamais présentes.
C’est à peine si l’on retrouve un peu de pop synthétique sur « The Only One » (très réussi d’ailleurs) avec Etienne Daho (si si) au chant. Seulement, maturité et houlette d’Arnaud Rebotini obligent, les 12 titres lorgnent plus vers l’electronic body music que vers la new wave poppisante. Le single éponyme « 48 Hours » ne nous avait qu’à moitié convaincus, faisant trop New Order à notre goût pour être vraiment novateur. De plus, assez déçus par le LP de Tristesse Contemporaine (l’autre « révélation Pschent » de l’année) on l’attendait un peu au tournant, c’est vrai. Mais les autres titres rattrapent le coup haut la main. Là, ça ne rigole plus : voix grave, rythmes lourds, froids mais dansants, on joue plus dans la cour de DAF ou Front 242 que dans celle de New Order, la production actuelle en plus. Certains titres comme « Vanished », « Elementary School » ou « The Blue Line » devraient réconcilier vieux fans d’indus et d’electroclash et jeunes clubbers amateurs de dancefloors dark et moites. Bien sûr, cet album reste encore très référencé et on y sent peut-être un peu trop la patte du mentor Arnaud Rebotini (notez qu’il y a pire), c’est le (petit) reproche qu’on pourrait lui faire. Mais il reste un très bon premier album, qui pourrait bien augurer d’une grande carrière. A suivre.