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Festival DGTL Barcelone

Festival DGTL Barcelone

Ziggy Hugot

DGTL Barcelona, l’édition techno de l’été 2017 :

Quelle chance de faire un festival version ADE au soleil. Bon, j’avoue qu’on n’a pas cramé ces deux jours là, mais le Parc El Forum de Barcelone reste l’endroit idéal pour taper du pied sans se mettre de la poussière plein le nez, de pouvoir porter des talons sans se tordre les pieds et le tout, à ciel ouvert en bord de mer. Le décor est portuaire, agrémenté de containers et de tuyaux métalliques, s’articulant autour des quatre scènes basiques mais mises en valeur par les jeux de lumières, une fois la nuit tombée.

DGTL est donc la réduction du mot DIGITAL, un festival qui se veut le représentant d’une génération adepte des arts digitaux, de « techno » au sens pur du terme et écolo. Créé en 2013, plus de 29 événements à son actif, le DGTL s’est implanté à Barcelone pour sa première édition en 2015, en off du Sonar festival. C’est ma troisième participation à ce festival itinérant et force est de constater que sa logistique est dorénavant bien rodée avec un accueil du public au top.

Cette deuxième édition barcelonaise se déroule sur 2 jours, avec une ouverture à partir de 15 heures, ce qu n’est pas forcement l’heure où les danseurs excellent mais disons que le public déjà présent semble là pour découvrir le lieu, les installations d’art numérique comme celle de Peter Ankone plus connu sous son nom de Vj ANK1 , se restaurer et gambader; cherchant à quelle sauce sonore ils vont se faire arroser.

Coté line-up, il est difficile de savourer tous ces djs producteurs, vu le nombre proposé : Chacun ses goûts, chacun ses choix artistiques donc je ne peux que vous exposer mon ressenti personnel et là où j’ai pu être à l’écoute, malgré le nombre de personnes que j’ai pu rencontrer sur les deux jours. J’ai en effet constaté un nombre importants d’étrangers et une densité de Français non négligeable; mes amis espagnols n’ayant pas forcement les moyens de s’offrir un tel spectacle, vu les tarifs pratiqués. Je reconnais toutefois l’effort d’avoir baisser un peu le prix des boissons, depuis la première édition et d’offrir en plus des activités extra musicales.

 

Chaque dancefloor semble avoir un style défini, oscillant entre la disco house et la techno soft ou de la techno à la techno industrielle.

Sur la scène Modular, je remarque la présence de Jennifer Cardini, la seule française du line up, enchaînée par les Adriatique stagnant sur leur 120bpm. Mon dernier passage du jour fut pour écouter le set mélodique de Mano the Tough et celui de Âme, sa version live étant rare mais qui permet à ces membres de jouer dans différents festivals chacun de leur coté et une clôture sans surprise du live vu et revu de Tales of Us.

Sur cette scène, le lendemain fut aussi sans surprise, avec un léger ressenti de déjà vu et de «que je n’aime pas jouer en public » ou « putain je serais mieux à Ibiza » de la part de certains artistes.

L’amphithéâtre de la scène AMP, la plus imposante du festival, diffuse un son plutôt bien réparti contrairement à l’étouffement du son par le public sur les autres scènes. La performance de Kölsch b2b Michael Mayer ne ravit pas mes oreilles, les décalages de niveau entre les deux artistes me dérange….Solomum fait la joie de ceux qui aiment son style et Coyu reste la claque dont nous avions besoin. Respect à Mr Paco Osuma v Seth Troxler pour leur b2b de clôture.

J’avoue que la forme à taille humaine de la scène Generator, m’a plus emballé et fait danser : Gros set de Matrixman, de DVS1; un léger hors sujet d’Amélie Lens, un bémol pour Derrick May et un set de Jeff Mills égal à lui-même.

Le clou du spectacle fut enfin pour moi le live de messieurs Blawan & Pariah aka Karenn (dont l’annulation à Astropolis m’avait fortement contrarié) me rappelant ainsi que le son rave reste le vrai son de cette musique dédiée aux dancefloors des zones industrielles les plus secrètes.

La petite scène Frequency, perchée en haut de parc et en plein vent, ne m’a pas attiré plus que cela et à chaque approche, la fraîcheur de la house m’a plutôt amusé, sans trop m’absorber.

Je quitte discrètement le festival, avant le beat final pour éviter le rush de la sortie et un métro sur blindé, le cœur léger et les oreilles sifflantes, oubliant l’after sold out et contente d’avoir vu quelques perles et partager de bons moments au cœur de cette ville résolument faite pour cette musique.