Family Piknik – 3 & 5 Août – Montpellier - TECKYO.com

Family Piknik – 3 & 5 Août – Montpellier

Family Piknik – 3 & 5 Août – Montpellier

Le dimanche de l’été tant attendu est enfin arrivé. Nous sommes le 5 août et Family Piknik s’annonce une fois de plus dantesque.

La soirée d’ouverture gratuite au public, vendredi soir, est une bonne initiative à renouveler. Rodriguez Junior, qui jouait sur ses terres, semblait heureux d’être là. Il saura communiquer son enthousiasme, en déroulant son live Tech House, accompagné par Liset Alea, et sa voix chaude et envoutante. Le duo de Booka Shade continuera sur la même veine, avec un mix, sans surprise ni nouveautés mais bien choisi et très agréable. Nous gardons encore en tête le morceau « Body Language » de MANDY vs Booka Shade.

Dimanche, nous arrivons à 11h sur les lieux et nous découvrons la totalité du terrain investi pour l’occasion : Les Pelouses de Grammont. L’espace est bien organisé. De nombreux stands sont dispersés, les bars suffisamment grands pour éviter l’attente et de nombreux robinets sont mis à disposition pour se rafraîchir librement. L’organisation semble prendre note de ses erreurs, années après années et ça fait plaisir. Les principaux bémols seront l’unique truck qui propose des pintes de bière (sans consigne de verre) et l’absence de structures pour proposer de l’ombre sur une des deux scènes (pourquoi donc ?)

Côté musique, à notre arrivée Tim Green balance un set, sans grand intérêt. Nous attendons donc l’arrivée de Luciano sur l’autre scène où Cioz clôture son set parfait pour mettre en jambes. Avec 20 minutes de retard, le boss de Cadenza et des soirées Vagabundos s’introduit avec un sample du « Dictateur » de Charlie Chaplin et met tout le monde d’accord, dès qu’il envoie les premiers kicks. Malheureusement, sur la longueur, roulements de tambours, percu et effets en tous genre nous lassent quelque peu.

Retour donc sur la scène 1 où Miss Kittin succède à Patrice Baumel. La diva de l’électro sort l’artillerie lourde et enchaîne parfaitement morceaux acid, 90′ style et sonorités plus actuelles. Elle modère sa voix et finit sur un peu de disco très bienvenu et une belle standing ovation. S’en suit Marco Carola qui déroule un bon set dont lui seul a le secret mais cependant un peu facile. On l’eût connu plus original. Mais qu’importe, le public est aux anges. Sur la scène 2, Michael Mayer semble très en forme mais la chaleur et l’absence d’ombre ne nous feront apprécier que quelques minutes le travail perfectionniste du boss de Kompakt. Dommage.

S’en suit ensuite le duo Andhim, qui accroche la foule comme un aimant mais qui, pour notre part, s’apparente plus à une musique de parc d’attraction sans les sensations fortes, tandis que le beau gosse Hot Since 82 a la lourde tâche de poursuivre après Carola. Défi relevé avec brio, et public conquis !!…Et les lances à incendie braquées sur le dancefloor ne nous font que plus apprécier ce moment.

Et alors que nous attendons l’arrivée de Black Coffee, le drame de l’orage arrive. Rafales de vent et déluge soudain secouent le festival si bien mené. Les canopées se décrochent, les masses se réfugient sous les arbres, sous les tables, dans les toilettes…la malédiction de Grammont frapperait elle encore ?

Après un espoir de redémarrage, de gigantesques éclairs tourbillonnant au dessus de nos têtes, l’organisation décide avec peine d’arrêter définitivement. Quelle tristesse… Mais la sécurité prône avant tout.

Nous regretterons de n’avoir pu apprécier le live de Dominik Eulberg et surtout le finish de Claude Vonstroke.

Ce fut néanmoins une 7eme belle édition, un rendez-vous désormais encré dans la culture montpelliéraine. Espérons que malgré cet arrêt prématuré, le festival sera reconduit en 2019 et encore de nombreuses années.