Teho (Labo T – fr)

Teho (Labo T – fr)

Avec des influences allant du Rock au Hip Hop en passant par le Classique, Teho a créé son propre univers sonore, à la fois envoûtant et mélancolique mais aussi plein d’énergies. Il travaille avec précision les détails, alliant acoustique et électronique de façon à créer une techno souple et mélodique. Depuis le début, il a choisi de se produire sur scène en live avec sa propre façon de faire. Influencé et aidé par des artistes tels que N’to ou encore Stephan Bodzin, Teho arrive à se joindre aux meilleurs sur des line up à travers l’Europe. Ses productions sont alors repérées par de nombreux labels tels que Herzblut, Parquet, Traum et bien d’autres encore…. En 2016, Teho a lancé son projet Labo T, un label où il peut s’exprimer librement. Le meilleur reste à venir !

Tu jouera à Insane et au Tilliacum, cet été ; peux tu nous parler de ton live ?

Le live, c’est ce qui me permet de réinterpréter mes morceaux avec mon setup qui se compose d’un APC 40, de Machines, d’un Midi Fighter, d’un Roli Blocks, d’un synthétiseur Korg Minilogue et d’un mac avec Ableton Live. J’aime bien pouvoir donner une intention à mes morceaux en fonction de la réaction du public, de pouvoir faire durer un morceau plus, s’il marche bien. Cela me permet aussi de tester mes nouvelles productions mais aussi de jouer des tracks plus attendus par le public.

Tu préfères jouer en live qu’en dj set ? Fais tu quand même des dates en dj set ?

Non, je ne fais aucune dates en DJ set, je joue uniquement en live. C’est un choix que j’ai fait au départ, je me sens plus à l’aise dans ce format, je peux vraiment faire vivre mes morceaux.

Après il m’arrive, de temps en temps, de faire des DJ sets au studio pour des podcasts ou des radios.

Quand pourra t’on voir ce live sur Montpellier ?

Pour l’instant, je n’ai pas de dates de prévu sur Montpellier même, étant donné que j’ai joué aux alentours à de nombreuses reprises en juin : à Sète au K-live le 2juin, à Nîmes pour A-nimé le 21 juin, et à l’Elements Mountain Festival à la Salvetat sur Agout le 23 juin. Mais je reviendrai très vite sur Montpellier, c’est sûr!

Dans tous les cas, j’aime bien aussi changer mon live très souvent, car le public qui me suit cherche la nouveauté et à être surpris. D’autre part, je n’ai pas envie de m’ennuyer sur scène. C’est pourquoi, généralement, je ne joue que très peu de fois les mêmes lives. Malgré tout, il y a toujours une base de tracks qui restent dans tous mes lives.

Quel est le festival que tu recommanderai ?

Insane évidemment, c’est la famille, mais pas que ! L’édition de cette année va être dingue, j’ai vraiment hâte!

Qu’est ce qui t’a donné envie de faire de la musique ?

Il y a pas mal de choses qui m’ont donné envie de faire de la musique. Ça a commencé lorsque j’étais jeune, ma mère travaillait dans une petite salle de concert, et son entourage était principalement des musiciens ou liés à la musique. J’avais donc l’opportunité d’assister aux répétitions, et de parler aux artistes. Un de ses amis m’avait prêté une basse, et de là, je commençais à reproduire les morceaux que j’aimais. Bien plus tard, je découvrais la musique électronique et en 2007, avec des amis, nous sommes allés voir le concert de Daft Punk, aux arènes de Nîmes. J’ai pris une énorme claque et c’est de là où je me suis dis « Je veux faire ça! » . J’ai commencé à expérimenter FL Studio au départ puis Ableton Live ensuite (qui sont des logiciels de musique assistés par ordinateur) puis de fil en aiguille, j’ai créé mes propres morceaux, mes premières signatures et mes premières dates.

Quel est le producteur que tu préfères en ce moment ?

En ce moment, Jon Hopkins est le producteur que je préfère probablement, parmi d’autres évidemment. Son nouvel album est juste incroyable, c’est complètement fou, les textures sont dingues, et c’est à la fois harmonique, mélodique et puissant. Mais il y a aussi des morceaux d’ambient dedans qui sont superbes. C’est très bien construit, il y a différents horizons, une histoire! Je recommande à tout le monde d’écouter cette merveille.

J’aimerai aussi faire une petite mention à un nouvel artiste qu’on vient de prendre sur le label qui s’appelle Ceas. Il a un patte bien à lui que j’adore, sa musique est vraiment magnifique. Pour le moment, il n’a sorti qu’un track sur mon label qui s’appelle « Seahorses » et qui cartonne, mais il continue à travailler dans l’ombre et d’autres tracks arrivent notamment sur le label, et je peux vous dire que c’est vraiment que du bon!

Peux tu nous parler de ton label Labo T ? pourquoi avoir créé ton propre label ?

Au départ, j’ai créé ce label pour avoir une liberté d’expression totale et pour pouvoir expérimenter de nouvelles choses ; ce que je ne pouvais pas forcément faire lorsqu’on essaie de signer des morceaux sur d’autres labels. Mais je voulais aussi pouvoir donner de la liberté, un espace d’expression à d’autres artistes que j’avais, pour la plupart, rencontrés au fil de ma carrière et qui avaient les mêmes problèmes que moi. En gros, c’est mon laboratoire sonore, d’où le nom Labo T.

Dates de cet été :

07 juillet : Tillacium festival à Teillé / 20 juillet : la Clairière à Paris / 10 août : Insane festival à Apt / 11 Aout : Agosto Music festival à Beyrouth (Liban)

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