Niveau Zero (Château Bruyant / RAD)

Niveau Zero (Château Bruyant / RAD)

Pionnier de la scène bass music française, Niveau Zero est un activiste important de l’underground, comme producteur – il a publié plusieurs maxis sur Rottun Recordings (Excision) et Boka Records, et deux albums sur le label berlinois Ad Noiseam – et à travers le label Château Bruyant dont il est l’un des co-fondateurs. Son activisme et sa musique crossover, menaçante et singulière, lui ont déjà ouvert des scènes variées, en clubs (Berghain, Razzmatazz) comme en festivals (Astropolis, Transmusicales…) ou sur les ondes (Rinse FM). Infatigable, il vient de lancer un nouveau label bassmusic,  « Raw Audio Distortion », avec Olivier Calendini (Animalz, Splash, Jungle Juice). Il sera sur la scène de Dream Nation le 22 septembre.

Tu es, en ce moment, sur tous les fronts : On peut te voir sur de nombreuses scènes, tu sors des morceaux, des remixes, etc… Tu es infatigable ??


Entre nous, je manque sérieusement de sommeil. (rire) ! A l’heure actuelle, il ne s’agit plus de faire une sortie ou deux par an et d’attendre que les dates tombent. Il faut être perpétuellement dans les radars. En plus du travail de producteur , des dates, des shows radio sur Rinse France , il faut maintenant être présent quotidiennement sur les réseaux sociaux…etc… C’est le jeu, il faut être endurant, créatif et sérieusement motivé.

Ton dernier morceau avec Holly​ « Are we alone? » est sorti sur Frsh Blood​ ( Buygore​ ). Comment choisis tu tes collaborations ?


Pour moi il est primordial de collaborer avec des gens dont on aime le travail, les sonorités et l’univers musical. Après , Chaque collaboration à sa petite histoire. Par exemple, j’ai découvert Holly avec son EP YAKAMOZ sortie il y a un an sur Buygore. Ca faisait longtemps que je n’avais pas entendu un son aussi frais et original. Deux semaine plus tard, il me contactait après avoir entendu mon morceau avec Figure pour me proposer une collaboration. J’aime bien quand les choses sont simples et que les planètes s’alignement.

Quels sont tes projets ?

Je suis sur pas mal de projets en ce moment. Côté musique, j’attaque un 3eme album avec Niveau Zero pour 2019. J’ai envie de proposer un long format très hybride avec des sonorités très live et Metal. Un retour aux sources, en sorte . Pour patienter, nous venons de finir une collaboration avec ZBLU qui devrait sortir très prochainement.
Puis, je finalise en ce moment même un Ep avec mon Side project GHOST DANCE ( electro/techno) prévu pour l’automne.
Sinon du côté de « Raw Audio Distortion » le nouveau label Bass que j’ai lancé au printemps dernier avec l ‘équipe de ANIMALZ, nous préparons une nouvelle saison avec de belles et ambitieuses releases.
Du côté de Château Bruyant rec. nous avons un planning de sorties très chargé. Des sorties sont prévues pour XtronX, The Clamps, Zblu, Ennemi, Mashok, Zeden, Plaisirs, Unskared, Sideral …

Tu es présent sur la scène bass depuis de nombreuses années, quel regard portes tu sur son évolution en France et notamment sur son développement à Paris ?


Effectivement la scène bass a beaucoup évolué en quelques années. J’ai l’impression que la France a trouvé sa place sur la scène internationale. De plus en plus d’artistes Français tels que Dirtyphonics, Habstrakt, UZ, Ivory, Samplifire, Ganon, Sign, Ecraze, Graphyt, Basstrick, Extra Terra, Zblu… ( désolé, j’en oublie !) font parler d’eux à l’étranger.
Des événements Bass comme Animalz, Splash, Jungle Juice, Ambassad, Drop in Bass, Dream Nation, EZ, Codes ont également contribué a créer une fan base solide et des vocations de promoter, dj, producteur. Lorsque le soufflet du Dubstep est redescendu et que les organisateurs de festivals ont cessé de programmer de la BASS, comme si il s’agissait d’un vulgaire phénomène de mode comme la Tektonik , j’ai eu très peur. Cependant la scène s’est réorganisée, s’est regroupée et est redevenue cette musique de passionnés qu’elle était auparavant.

 

Que prépares tu, comme set, pour Dream Nation ?


Même si je joue plutôt en début de soirée, je prépare un set assez énervé. J’essaie, dans mes sets, de mélanger mes productions, des dubplates et également de tracks anthems plus anciens mais tout aussi efficaces. Lorsque j’ai 1h30/2h de set, j’aime bien mélanger les BPMs et les genres en passant du Dubstep à la Drum n’bass et parfois même à la Bass House . Comme il y a beaucoup de monde sur le plateau, je ne jouerai qu’une heure, je pense donc faire un set plutôt Dubstep, Riddim et pourquoi pas finir sur une bonne Dnb qui frappe .

Quel est l’artiste qui t’a marqué cette année (par un morceau ou une prestation) et pourquoi ?

Ma grosse claque de cette année n’était pas électro, mais métal. Il s’agit du groupe « Code Orange » qui assurait le première partie de GOJIRA à l’Olympia. Je ne connaissais pas ce groupe, mais l’énergie qu’il dégageait sur scène m’a littéralement scotché. Je n’avais pas vécu ça depuis très longtemps. J’en avais la gorge serrée et les yeux humides. Je me suis senti fragile tout à coup. ahaha

 

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