
Tohu Bohu fêtait ses 10 ans d'existence (déjà !) et pour l'occasion, Andrew Weatherall, s'imposait comme une évidence, tant il reste un des meilleurs, sinon LE meilleur souvenir de cette décennie. Derrick May, figure marquante de la Techno de Détroit, devait jouer le deuxième jour, (en remplacement de Carl Craig), et LTJ Bukem, autre très bon souvenir de Tohu Bohu 2005, clôturait cette édition.
En ouverture, la soirée se déroulait sur la plage, avec Boozig feat Rinôcérôse dj et Busy P. Arrivée vers 22h30, c'est avec surprise que je découvre une plage sans musique, un transfo étant tombé en panne ! Ca commençait mal ! Heureusement, vers 23 heures, tout rentre dans l'ordre, the show must go on ! Boozig s'installe aux platines, avec le style qu'on lui connaît : set maîtrisé, bon choix de disques et bien sûr, une ambiance qui monte après des morceaux comme «Cut Dick» de Mr Oizo ou «Get Innocuous» des LCD sound system. Jean-Phi et Patou des Rinô, s'intercalent sur son set pour mettre quelques disques et finissent en beauté avec le «Where You From ». Le public est chaud pour accueillir le charismatique patron d'Ed Banger, plus connu pour avoir lancé la carrière de Justice que pour ses mixes. C'est donc sans illusion que je m'apprête à découvrir son set. C'est peut être pour cette raison que je ne suis pas déçue : En effet, ce n'est pas une bête des platines mais il m'a étonné par son choix audacieux, parfois déroutant, voire indigeste ! Il attaque par une intro dubstep : « Sweet Shop » de Doctor P, marquant un point (mais je pense qu'on n'est pas beaucoup à apprécier, pour le coup !). Il enchaîne avec l'excellent « Pon de Floor » de Major Lazer, et ensuite alternera entre des incontournables tels que « Kids » de MGMT, des morceaux bien piches, dans l'esprit de « Vem Rebola » de dj Gregory, et des sensations du moment, comme « Gare du Nord » de Carte blanche. Bref, un melting pot qui, même s'il ne m'a pas bouleversé, a suffisamment aiguisé ma curiosité pour m'obliger à rester jusqu'à la fin.
Lundi, enfin, c'est le grand soir et beaucoup de monde est au rendez vous pour découvrir ou redécouvrir la légende made in UK., j'ai nommé Andrew Weatherall. Encore une fois, la magie a opéré : son mix, tout en finesse, a emporté le public pour le laisser sans voix à 22 heures; quelle tristesse de finir aussi tôt; dans ces moments là, c'en est même cruel !
Mardi, Derrick May n'a pas fait des étincelles. On a d'autant plus regretté la défection de Carl Craig !
Mercredi, LTJ Bukem, une autre légende vivante, accompagné de MC Conrad, a, lui aussi, enflammé le dance floor, mais dans un tout autre genre. Pionnier du son drum'n'bass deep, Bukem a choisi pour l'occasion une sélection très pointue. Avec sa technique irréprochable, c'est un véritable trip musical et rythmique qu'il nous a offert, aidé de Mc Conrad, au flow parfaitement calé sur le son. Magnifique !
Longue vie à Tohu Bohu, et je vous donne rendez vous dans dix ans pour de nouvelles aventures musicales 

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