Record mondial explosé en termes de featurings pour ce quatrième album de Motor, le duo formé par Mister No et Brian Black. Un premier single éponyme avec Martin Gore de Depeche Mode au chant, un titre avec Gary Numan, un avec Douglas Mac Carthy de Nitzer Ebb, un avec Billie Ray Martin de S'Express...
Bref, ça ratisse large, et ça ratisse « culte » surtout !
Le problème, c'est que ça ne ratisse pas vraiment dans la finesse, par contre..Certes, Motor ne nous ont pas habitués à des tracks d'une subtilité exceptionnelle ( cf : des collaborations avec Marilyn Manson et Depeche Mode, entre autres). Là, on part vraiment dans de la techno « kick in ya face » délibérément calibrée clubbing, version revival EBM. Certains titres restent intéressants, tels « Hyper Lust » ( pour la voix de Billie Ray Martin) ou « Pleasure in Heaven » ( pour celle du grand Gary Numan, dont on ne comprend pas trop ce qu'il vient faire dans cette aventure), mais j'avoue, pour ma part, avoir trouvé le tout un peu indigeste. Preuve que si, parfois, « c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes », c'est là aussi qu'on fait souvent les plus grasses. A écouter peut être en soirée, où certains titres ( « In the Dark », « Messed Up ») pourraient, malgré ( ou grâce à ?) leurs grosses ficelles, cartonner cet été.
Du lourd, certes, mais aussi un peu du lourdingue, hélas.
Du lourd, certes, mais aussi un peu du lourdingue, hélas.




